07
JUN
2018

IS040 – Predictive Maintenance, Recurring Revenue, and the Internet of Things

Premier avertissement: on sort complètement des sujets techniques pour parler affaires et argent. La présentatrice Dawn Meade, MBA, CTS, Senior AV Architect chez Northrop Grumman Corporation a un passé d’intégrateur AV et son message est clair: il y a de nouvelles façons de faire de l’argent en prenant avantage des nouvelles technologies.

Deuxième avertissement: Madame Meade considère que tous les intégrateurs devraient proposer des plans de maintenance et que tous les “end-users” (les membres de l’ASTEAU) devraient s’en prévaloir. C’est donc dans un tout autre contexte que le nôtre que cette présentation s’oriente.

On sait déjà que les fournisseurs se battent pour nous proposer des plans de service. C’est un modèle d’affaires plus payant que de vendre des boîtes et ça permet de “fidéliser” la clientèle à long terme.

 

Pourquoi on devrait acheter ce plan de service? Parce que la garantie du fabricant n’est pas assez! Si la plupart des garanties couvrent la réparation de certaines défectuosités, elles ne couvrent jamais le retrait et la réinstallation du matériel, la calibration et les modifications à la programmation si l’appareil est remplacé par un autre modèle.

C’est vrai, les avantages peuvent être significatifs dans des organisations qui ont peu ou pas de personnel qualifié pour effectuer ces tâches. Dans ce cas, il peut y avoir un gain si le travail est effectué correctement. Toutefois, on peut penser qu’il y aura peu ou pas de surveillance interne sur la réalisation des interventions.

Il faudrait avoir une confiance aveugle en nos fournisseurs… Alors que leur motivation première est d’augmenter ou de maintenir leur profit, il est difficile de croire qu’ils vont y consacrer le temps nécessaire. On n’y est pas encore tout à fait!

La maintenance

Au niveau de la maintenance, le tableau ci-contre résume bien la structure:20180606_110038
Essentiellement, il y a 2 grands modes:

  • Réactif: Ça casse, on répare = Pompier!
  • Proactif: On agit avant le bris, 2 façons possibles:
    • Mode préventif: Maintenance à intervalles réguliers (changement de lampes, filtres, nettoyage, validation, calibration, etc…)
    • Mode prédictif: Maintenance basé sur l’état du système visé

Ce dernier mode est celui préconisé pour optimiser les opérations de maintenance. Il permet de se baser sur les données dont nous disposons pour déterminer quand et quelles opérations de maintenance sont nécessaires.

En soi, c’est une bonne idée. Ça évite surtout de consacrer des ressources à des opérations qui pourraient être évitées, il y a donc un gain potentiel d’efficience. Beaucoup d’entreprises TI font déjà ce type de planification en se basant sur les données recueillies par leurs systèmes et y trouvent leur compte. On peut même démontrer que cette pratique permet de réduire les coûts de réparation et d’augmenter la stabilité des systèmes.

tumblr_olspqaVPMy1u9ru6ro1_500Il y a une évolution dans les activités de maintenance:

  1. Réactive
    Effectuée lorsqu’un bris est constaté
  2. Préventive
    Effectuée de façon régulière pour réduire la probabilité de bris
  3. Prédictive
    Effectuée avant que les bris ne se produisent en se basant sur l’analyse des données disponibles
  4. Prescriptive
    Implantation de solutions globales pour mitiger les risques identifiés

Dans quel niveau se situent vos activités? Pour ma part, nous tentons de couvrir le niveau 2, du mieux que nous pouvons.

L’internet des objets

Pour ce qui est de l’internet de objets (IoT), c’est un moyen formidable de récolter des données qui serviront à des analyses nous permettant de déterminer si on doit intervenir ou non, si l’usager est en train d’utiliser le système adéquatement, si les choses se passent bien dans la salle et s’il reste du lait dans le frigo.

Bien que ce concept fasse partie de nos vies (chaque téléphone cellulaire récolte constamment des données), il nous est encore difficile de réaliser comment nous pouvons prendre avantage de ces données pour rendre nos systèmes plus stables et fonctionnels. (Ou pour un intégrateur, plus rentable!)

Ma conclusion

Je constate que l’analyse de la maintenance proposée par Mme Meade est juste: il y a là un moyen de mieux faire les choses en concentrant nos efforts aux endroits où ça compte.

Toutefois, sa logique entièrement commerciale me laisse plutôt perplexe. J’en comprends que, selon sa vision, la compétence et la connaissance des systèmes AV est exclusivement chez les intégrateurs. Bien que ça puisse correspondre au marché corporatif et à ses intérêts, je crois sincèrement que l’importance des technologies audiovisuelles dans l’enseignement supérieur justifie une attention particulière qu’il serait difficile, voire impossible, à fournir par un intervenant externe qui veut rester rentable.

Depuis longtemps impressionné par les grandes images et le son puissant, Dominic a naturellement évolué vers l'audiovisuel. D'aspirant musicien à technicien à spécialiste et maintenant gestionnaire, il a appris qu'il lui en restera toujours à apprendre.

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